9juin721

04/06/2012

(J-5) Bataille de Toulouse du 9 juin 721 contre les Sarrasins

Filed under: Histoire — 9juin721 @ 12:10

Racontée par le duc Eudes d’Aquitaine sous la plume de Gilbert Sincyr

Bataille de Toulouse du 9 juin 721 contre les sarrasinsJe vous prie de m’excuser si je termine mon histoire par la partie qui, peut-être, vous intéressait le plus. Et si donc je vous ai fait attendre dans cette cours inconfortable, que j’aie terminé mes lamentations de vieillard. Mais du moins suis-je assuré d’avoir maintenu votre attention, et ainsi que mon récit ne sera pas perdu.

Alors, qu’en est-il de cette bataille de Toulouse ?

Elle fut le tombeau des ambitions des Sarrasins. Après elle plus rien ne fut pareil pour eux, car ils abandonnèrent leur rêve de conquérir la Gaule.

Ainsi donc, en ce 9 juin de l’an 721, dix ans avant le drame que je viens de vous décrire, des forces considérables et antagonistes se faisaient face devant Toulouse, et s’apprêtaient à en découdre. Pour quelle raison, ou quelle folie, plus de six mille hommes allaient-ils mourir sur le plateau saint-Agne, au Sud de la ville ?

En voici la genèse.

Comme je vous l’ai dit, depuis l’an 719 l’émir Essamh ibn Malik occupait la ville de Narbonne. Et son ambition était de conquérir la Gaule, afin de rejoindre en gloire Mûsa ibn Nusayr, dans la foudroyante histoire des conquêtes musulmanes.

Et son armée était particulièrement bien entraînée pour cela, puisque en l’espace de treize ans elle avait conquis le Maroc, et la plus grande partie de l’Espagne, de Séville à Lisbonne et Barcelone. Maintenant, depuis deux ans, Essamh avait un pied en Gaule, et il espérait bien y mettre les deux, définitivement.

Quel était son plan ?

Il était simple, et prudent à la fois. En premier lieu, l’émir voulait conquérir la vallée de la Garonne, puisqu’elle s’ouvrait immédiatement devant Carcassonne. De plus elle présentait l’intérêt d’être bordée par les Pyrénées, derrière lesquelles les troupes arabes étaient stationnées, sauf au Nord-ouest où les monts Cantabriques résistaient toujours. Mais quand l’émir contrôlerait le versant Franc de la montagne, il était certain que la reddition des chrétiens espagnols ne serait qu’une formalité. C’est pourquoi cette opération était de la plus haute importance. Ensuite, ce serait au tour de la vallée du Rhône, et enfin le crabe refermerait ses pinces au niveau de l’Auvergne, et digèrerait le tout. Puis, il passerait à une nouvelle étape.

Seulement, dans al-Andalus, la situation n’était pas simple. Non pas à cause des Espagnols, dont la plupart en avaient tellement assez des Wisigoths, qu’ils avaient accueillis les nouveaux venus facilement, en se disant que de toute façon, ça ne pouvait pas être pire. C’était à l’intérieur même de l’Islam que les choses allaient mal. Entre les tenants du premier khalife, Abû Bakr, et les tenants de la famille de Mahomet et de son gendre Ali, l’opposition avait dégénéré en guerre de religion.

Et les assassinats de khalifes succédaient aux assassinats d’émirs, obligeant ceux-ci, par exemple en al-Andalus, à immobiliser des troupes pour sécuriser leur pouvoir, alors que l’expansion en demandait davantage continuellement.

Quoi qu’il en soit, Essamh ibn Malik, avait fait de la conquête de la Gaule sa priorité, allant au-delà des ordres de son khalife.

Après avoir rendu Narbonne inexpugnable, grâce à une politique inhumaine à l’égard des habitants, il renforça petit à petit ses troupes dans la région, ainsi qu’à Barcelone qui n’est qu’à une semaine de cheval. Depuis des mois les troupes sarrasines grossissaient, et tous les forgerons étaient sollicités afin de fournir toujours davantage d’armes. Et, en novembre 720, après avoir avalé Carcassonne, l’émir considéra qu’il était prêt. Il disposait en tout de plus de cinq mille hommes, dont mille cavaliers, et il allait les regrouper pour passer à l’attaque de la Gaule.

À cette époque le vent d’autan soufflait avec violence sur Toulouse, comme un taureau qui meuglerait, arrachant l’herbe d’un sabot rageur. Tout volait, tout tournoyait dans la ville, chacun attachant volets et pots de fleurs en craignant qu’un bufal de vent li prenguét lo capèl*. C’était certain, dès que l’autan cesserait de souffler comme une forge, il se mettrait à pleuvoir. Mais cela faisait plus d’une semaine que ça durait, et les gens commençaient à râler sérieusement de devoir marcher à moitié penchés, pour faire face aux bouffes de ce vent fou.

Sur le point culminant de la colline de la Piège, entre Lauraguais et Ariège, Bertrand de Puy-Redon travaillait à édifier son castelet, lorsqu’il vit dans la vallée, des Sarrasins aussi nombreux que des fourmis. Il en resta interdit. L’armée des mahométans s’étendait sur plus d’une lieue, et cette file à perte de vue formait une masse compacte d’hommes, d’acier, de chevaux et de chars de ravitaillement, surmontée de bannières blanches et vertes. Les chevaux d’Aragon, fringants et luisants, portaient fièrement des officiers arabes dont les sabres recourbés leurs battaient les flancs. Et derrière eux, marchants avec conviction, des milliers de guerriers tenaient bien haut leurs lances qui scintillaient comme rivière au soleil.

Football. L'explosion de joie des supporters de l'Algérie Hier soir en ville. - Dès la victoire de leur équipe, les supporters des « Fennecs » ont afflué, hier soir, place du Capitole. Photo DDM, Thierry Bordas - Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de la ville, hier soir, pour fêter la qualification de l'équipe d'Algérie à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Une victoire célébrée comme un événement dès 20h30 dans les quartiers de la Ville rose puis au centre-ville où des dizaines de voitures, arborant le drapeau algérien, ont afflué vers le Capitole et la place Arnaud-Bernard. Tout au long de la soirée des cris, des chants, des concerts de klaxon et des tirs de fusée ont retenti de la rue Henri-Desbals, à Bagatelle, jusque sur les boulevards. Des scènes de liesse et de joie qui ont provoqué de gros embouteillages sur les Ponts-Jumeaux et à l'entrée du Capitole où toutes les ruelles étaient bloquées. A Empalot, rue de Fréjus une voiture a été incendiée. Place du Capitole où le drapeau français a disparu, des milliers de supporters algériens se sont regroupés. Certains ont hissé le drapeau de leur équipe favorite en haut de l'Hôtel de ville. Hier soir, un premier bilan de la soirée faisait état d'une vingtaine de voitures brûlées et des containers incendiés. La circulation en ville était toujours très difficile.

Enfin, en une longue file dépenaillée, suivaient des milliers d’esclaves et de prisonniers, encadrés de leurs gardes. À n’en pas douter c’était une armée d’invasion qui se dirigeait vers Toulouse.

Bertrand ne perdit pas son temps. Il fallait de suite se rendre en ville, en passant par les hauteurs, et m’avertir du danger qui arrivait.

Il enfourcha son cheval mi-sang sans prendre le temps de se changer, et se faufila par les champs et les bois pour arriver au plus vite. Sa tête était en feu, et son coeur battait à ouvrir sa poitrine.

A suivre…

* en craignant qu’un souffle de vent lui emporte le chapeau

9 juin 721, souviens-toi ! Toulouse en première ligne.jpg

Mohamed Merah. Retour sur 10 jours de folie meurtrière. Capture d'écran d'un reportage de France 2 montrant le visage de Mohamed Merah. Il veut mourir les armes à la main ». C’est ainsi que Mohamed Merah était présenté par Claude Guéant ce mercredi. Et effectivement, le jeune Toulousain de 24 ans, auteur présumé des tueries qui ont meurtri la région ces dix derniers jours, a mis son dessein à exécution aujourd’hui, après 32 heures de siège autour de son appartement. Une guerre d’usure entre le jeune islamiste et le Raid qui aura tenu en haleine toute la population toulousaine. Depuis 3 heures du matin mercredi, les forces de l’ordre ont tenté de raisonner Mohamed Merah, pour le faire sortir vivant de son appartement. Discussions, tentatives d’échanges, intimidations, usure morale et physique… les membres du Raid ne sont pas parvenus à l’issue escomptée et, alors qu’ils pensaient le tueur décédé, ont essuyé des rafales de tirs – 300 cartouches en 5 minutes - ce jeudi vers 11h30. Dans un dernier sursaut d’orgueil, le forcené saute par une fenêtre après avoir blessé deux policiers, et sera retrouvé sans vie au sol.
(Position Google Maps de la tombe de Mohamed Merah)

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