9juin721

06/06/2012

(J-3) Bataille de Toulouse du 9 juin 721 contre les Sarrasins

Filed under: Histoire — 9juin721 @ 12:20

Racontée par le duc Eudes d’Aquitaine sous la plume de Gilbert Sincyr

Précédemment…

Bataille de Toulouse du 9 juin 721 contre les sarrasinsEn réponse, je lui fis jouer un air de fifre, et quelques-uns de mes hommes se déculottèrent et lui montrèrent leur cul. Mais ils se remirent rapidement à l’abri, car les flèches sarrasines n’étaient pas moins mortelles que les nôtres. Vexé, Essamh pour se venger fit saisir trois paysans enrôlés de force, et les fit empaler devant la grande porte, les laissant hurler puis gémir, jusqu’à ce que mort s’en suive.

Le lendemain, nous entendîmes toute une sonnerie de tambourins, de trompettes et de cymbales s’élever de leur camp. Et soudain, une masse d’infanterie et d’archers se précipita en rangs serrés jusqu’aux douves. Ils lancèrent des passerelles et des échelles dans l’eau, et s’y jetèrent en se protégeant sous des peaux de vaches mouillées, pour qu’elles ne prennent pas feu sous l’huile bouillante que nous déversions, les tortues n’étant pas encore montées.

Ils voulaient visiblement attaquer les portes des ponts-levis, pour y mettre le feu. Mais ils furent repoussés par la riposte vigoureuse des toulousains, et après quatre heures d’attaques et de reculs, ils se retirèrent sous nos huées, laissant plus de deux cent morts flottants dans les douves, ou étendus sur le talus. Mais nous, nous avions perdu cinquante hommes sous les nuées de flèches de leurs archers.

Deux semaines passèrent pendant lesquelles d’attaques en contre-attaques, les Sarrasins semblaient occuper le temps avant les choses sérieuses, et pendant que leur chantier, tout bourbeux sous la pluie de décembre, continuait de se renforcer. Les escarmouches nous avaient encore coûté une trentaine d’hommes, mais eux en avaient perdu au moins dix fois plus. Et les jours, et les nuits éclairées aux flambeaux, étaient remplis des cris des arabes, du choc des marteaux, des coups de haches, des hennissements des chevaux accablés, des roulements des chariots, des jurons et invectives tout autour de la ville. Et sans jamais s’arrêter, les machines de guerre prenaient forme, en une panoplie impressionnante.

Devant les endroits stratégiques commençaient à se dresser les tours à partir desquelles les attaquants lanceraient leurs flèches et leurs boules enflammées, afin de faire reculer les défenseurs, pour permettre aux hommes d’attaquer les portes. Et les béliers à tête de fer attendaient déjà, pour les aider à remplir ce rôle.

Enquête et réactions au lendemain de l'attaque de la synagogue Violences. Vives réactions, hier, au lendemain de l'attaque à la voiture bélier de la synagogue de la rue Rembrand, à Toulouse. Les membres de la communauté juive et des habitants du quartier, consternés lundi soir vers 22 heures après l'attaque de la synagogue de la rue Rembrandt avec une voiture incendiée. Photo DDM, Thierry Bordas Qui se cachait sous les capuches repérées quelques secondes, lundi soir, par les riverains de la synagogue rue Rembrandt, à Toulouse ? Identifier et déterminer les motivations de ces individus constituent les missions confiées par le parquet au SRPJ de Toulouse. Le procureur Michel Valet l'a confirmé hier matin. Le magistrat a évoqué l'accélération d'investigations « techniques et classiques » au lendemain de l'attaque à la voiture bélier de ce lieu de culte discret de la communauté juive, dans le quartier Bagatelle. La PJ mobilise l'ensemble de sa division criminelle (30 enquêteurs) sur le dossier. Plus les spécialistes du laboratoire scientifique. Outre la carcasse de l'Opel Corsa entièrement ravagée dans l'incendie, ces experts s'intéressent surtout à une deuxième voiture découverte indemne, portières ouvertes et moteur tournant devant la synagogue. À l'intérieur, trois engins incendiaires… Dans l'allée du bâtiment visé, deux autres bouteilles indemnes plus un troisième, brisée, dans les ruines de l'Opel. Ces différents indices vont-ils parler ? En tout cas, les enquêteurs misent sur leurs nouvelles technologies pour progresser rapidement. Auditions des témoins, rencontre du voisinage se poursuivent en parallèle. « Il faut mettre un peu d'ordre dans tout cela. Gommer l'affectif pour se concentrer sur les faits », glisse un policier. Entre « le groupe de dix barbares » décrits par certains, et les trois suspects évoqués par le procureur, la marge est large. Une opération qui aurait été menée par cinq ou six personnes paraît plus cohérente. Qui ? Les hypothèses sont diverses. L'affaire ressemble beaucoup à ce qui s'est passé ces dernières années dans les quartiers sensibles de Toulouse. Ecoles et station de métro ont été prises pour cible et attaquées à la voiture bélier. Des attaques peu réfléchies mais répétées. Et si la conscience politique n'est pas l'apanage de ceux qui « brûlent » les voitures, leur identification à leurs « frères » palestiniens est, en revanche, une réalité. Les policiers le savent. Leurs homologues du renseignement s'en inquiètent, eux qui, lors d'une manifestation pro-palestinienne, samedi dernier à Toulouse, ont lu ce slogan : « Gaza Toulouse même intifada »… Les condamnations officielles de tous bords n'empêchent pas une vraie inquiétude sur la crainte d'une propagation des violences communautaires en France. Hier on a appris que la façade d'une synagogue du Bas-Rhin avait été taguée de slogans anti-israélien. À Toulouse, la communauté juive n'a pas oublié différentes agressions lors de l'Intifada, au printemps 2002. Et le risque de nouveaux dérapages est malheureusement possible. Une trentaine de sites sous protection « Des actes condamnables, consternants et choquants s'agissant d'un lieu de culte », a déclaré hier le préfet de région Dominique Bur qui a annoncé des mesures de surveillance autour des lieux sensibles fréquentés par la communauté juive de Toulouse et du département. Alors que l'enquête semble privilégier la thèse de l'acte isolé à celle de l'organisation structurée, « difficile dans ces conditions de ne pas faire abstraction du contexte international », a rappelé le représentent de l'État, faisant référence au conflit entre Juifs et Palestiniens, à Gaza. Le préfet Dominique Bur, en concertation avec le Crif, a renforcé la protection d'une trentaine d'établissements (écoles juives, lieux de culte, commerces) à Toulouse et en banlieue. Un dispositif « classique » dont la durée sera fonction « des événements. » D'autres lieux de culte comme les mosquées sont également concernés par ces surveillances dans le cadre du plan Vigipirate toujours en place à un niveau déjà très élevé. Pierre Cohen : « Appel au calme et à la responsabilité de chacun » Hier, les réactions étaient vives et nombreuses. Pierre Cohen, maire de Toulouse, Jean-Louis Llorca, conseiller général du canton XI et Nicole Yardeni, présidente du Crif Midi-Pyrénées se sont rendus sur place. L'Elysée s'est également exprimé en relayant dans un communiqué les propos de Nicolas Sarkozy en visite au Proche-Orient. Nicolas Sarkozy, président de la République, « condamne avec la plus grande fermeté cet acte de vandalisme et demande aux services de police et à la Justice de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour que leurs auteurs soient interpellés et sévèrement sanctionnés. Notre pays ne saurait tolérer que la tension internationale se traduise par des violences communautaristes». Pierre Cohen, maire de Toulouse : « Je partage l'indignation de tous ceux qui, comme moi, condamnent fermement toute forme de violence. J'appelle les Toulousaines et les Toulousains, quelles que soient leur convictions religieuses ou politiques, au plus grand calme. J'en appelle à la vigilance contre toute forme d'exacerbation des tensions communautaires et à la responsabilité de chacun. » Jean-Louis Llorca, conseiller général du canton XI : « Un acte odieux et inadmissible, quels que soient ses auteurs et ses motivations réelles. La laïcité réclame ardemment le respect. La violence politique et religieuse est stérile, mortifère, absurde». Martin Malvy, président du conseil régional : « C'est le pire des messages qui pourrait être envoyé au Proche Orient où nous devons dire sans relâche que seule la paix et les respect des autres constitue une solution. » Prière Et Manifestation Demain : office à la synagogue. Une prière commune est prévue à 17 heures. « Nous allons éviter les rassemblements sur la place publique et nous retrouver dans cette synagogue à laquelle les fidèles sont très attachés ». Samedi 10 janvier. Manifestation pour l'arrêt des massacres à Gaza àpartir de 10 heures. Mardi 13 janvier : visite du grand rabbin de France. Gilles Bernheim débutera son mandat à Toulouse. Il sera accompagné de Richard Prasquier, président national du Crif. L'émotion de la communauté juive Temple inviolable aux yeux des juifs de Toulouse, la synagogue de Bagatelle, présente depuis près de trente ans dans cette rue discrète, constitue un traumatisme pour une communauté désemparée face à la violence de l'agression. « Nous l'avons sentie venir, prévient un des dirigeants de l'association cultuelle israélite en charge des lieux de cultes toulousains. Quand dans des manifestations, on brûle le drapeau israélien, on peut s'attendre à ce type de dérapage. Et ce n'est pas la première fois. Malheureusement… » Présente devant la synagogue lundi soir dès qu'elle a appris la nouvelle, la présidente du Crif Midi-Pyrénées Nicole Yardeni a répété hier « sa tristesse ». Avec le maire de Toulouse hier matin, avec le préfet de région hier après-midi. Elle se garde bien des amalgames et se préserve des mauvaises interprétations. « Nous avons besoin de nous retrouver entre nous, sans manifestation sur la voie publique trop propice aux provocations. Ce traumatisme choque tous les juifs de Toulouse. Nous nous réunirons demain pour un office dans la synagogue visée. Cela permettra de réconforter les gens qui résident dans le quartier. Mardi prochain, le grand rabbin est attendu à Toulouse. Le rendez-vous a été fixé avant l'agression de lundi soir. Sa présence sera une aide supplémentaire forte pour nous tous. » 3 Questions À : Abdellatif Mellouki, membre du bureau exécutif du conseil régional du culte musulman. Quelle est votre réaction après l'attaque de lundi soir ? C'est dramatique. On ne sait pas par qui et pour quelle raison cet acte a été commis mais c'est fait pour créer de la haine entre les communautés et c'est condamnable. Pensez-vous que le contexte international et plus particulièrement la situation à Gaza ait joué ? Bien sûr mais ça peut aussi être l'œuvre de personnes d'extrême droite dans le but de créer de la haine entre les communautés comme lors des dégradations et de l'incendie volontaire de la mosquée de Colomiers au mois d'avril dernier. La tension existe, on ne peut pas y échapper mais je ne veux pas donner raison à ceux qui ont fait ça. Pour l'instant, pour nous, c'est un acte isolé. Quel est votre message ? Notre rôle est d'apaiser les esprits et de ne pas transposer ici les événements qui se passent ailleurs, loin de chez nous. On a peur qu'on mette tout ça sur le dos des musulmans alors que ce n'est pas du tout l'esprit de notre communauté.

Ailleurs c’était des tortues montées sur roues (Dans la panoplie des engins de siège, la tortue est une espèce de cabane montée sur roues, avec un toit mobile. Elle permettait aux soldats de se protéger des projectiles lancés par les assiégés, alors qu’ils s’approchaient des remparts, pour effectuer soit des travaux de démolition, soit pour attaquer un point faible), ailleurs encore de puissantes balistes, d’une portée que j’estimais à 120 mètres, pourraient lancer des pierres brûlantes d’au moins 100 kg. Quant aux grandes catapultes qu’ils dressaient à l’abri de nos flèches enflammées, elles pourraient lancer des poids d’au moins 80 kg, à plus de 800 mètres.

Tout cet arsenal n’était pas là pour quelques semaines. Essamh savait que l’affaire serait difficile, mais il voulait à tout prix conquérir sa première grande ville en Gaule. Ensuite il se servirait de cette victoire pour effrayer les autres cités, et surtout disposer d’une base autrement importante et bien mieux située que Narbonne. Et l’on pouvait constater avec un frisson d’appréhension, que l’émir n’était pas venu ici faire une promenade. Il avait avec lui une armée considérable, et des moyens redoutables, il avait bien préparé son affaire à partir de Narbonne, et il avait conscience que la Gaule n’était pas l’Espagne, et encore moins le Maroc où la conquête par Mûsa avait été relativement facile (sauf avec les Berbères de la Kahina.) Ici tout lui serait compté. Mais l’émir était un croyant acharné, et il était certain qu’Allah était avec lui.

Tenter une sortie eut été pure folie. Je disposais de 400 soldats dans la ville, et en face de moi Essamh en avait 5000. Et dans tout mon royaume je ne dépassais pas 3000 hommes d’armes. Il était inutile de chercher à contrer ce siège, notre survie ne dépendrait que de notre capacité à tenir, car tout espoir de secours du duc d’Austrasie était exclu. À la limite Charles laisserait faire aux Sarrasins, le travail qu’il envisageait pour lui même. Sans vraiment se rendre compte d’ailleurs qu’il jouait un jeu très dangereux, pouvant mettre en péril la Gaule entière. Mais Charles était comme ça, quand il avait un ennemi à éliminer, il ne changeait pas de cheval au milieu du gué, et les Mérovingiens lui donnaient des cauchemars.

Mais moi non plus je n’avais pas les deux pieds dans le même sabot, et j’étais bien décidé à me battre jusqu’au bout. Je savais que la seule possibilité de me tirer de ce mauvais pas, était de constituer une armée de secours mais pour cela il me fallait monter au Nord, m’appuyer sur mon cousin le roi Chilpéric II et convaincre Francs et Bourguignons que leur tranquillité de demain se jouait aujourd’hui.

Vous devez vous dire que je rêvais tout haut. Comment réunir une armée quand on est enfermé dans son château, sans espoir d’en sortir vivant ? Tout simplement en ayant préparé son coup.

Comme je vous l’ai dit, cela faisait longtemps que je devinais que la Gaule deviendrait l’objectif des musulmans, et que Toulouse serait la première grande étape sur leur chemin. Alors j’avais mis au point une tactique pour m’en sortir. Je savais que depuis les Wisigoths, existait sous le château un souterrain, qui ressortait loin dans la campagne. Son existence était encore connue, et je l’avais fait rechercher, puis remettre à peu près en état. J’étais certain qu’il me servirait un jour, et ce jour était arrivé. Nous étions alors au mois de janvier, et j’avais passé les fêtes de fin d’année avec ma famille.

Maintenant je me préparais à mon voyage, et je réunis mes amis de haut rang, en leur demandant de transmettre mon message aux toulousains : «Je pars chercher du secours. Je vais réunir une armée, avec mes propres forces en premier, et revenir vers les mois de mars ou avril battre les Sarrasins. Que tous gardent le moral.

A suivre…

9 juin 721, souviens-toi ! Toulouse en première ligne

_Vive Merah !_ : condamné pour apologie d'actes terroristes à Bordeaux. Il avait salué les actes de Mohamed Merah en scandant en plein tribunal correctionnel de Bordeaux : _Vive le terrorisme ! Vive al-Qaïda ! Vive Mohamed Merah !_. Un Tunisien de 32 ans a été condamné vendredi à trois mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende pour _apologie directe et publique d'actes de terrorisme_. Cet homme avait prononcé ces mots le 22 mars dernier, lors du procès de plusieurs personnes condamnées pour trafic de drogue, dont don propre frère. Soit quelques jours seulement après les tueries de Toulouse et Montauban. Après avoir dans un premier temps nié les faits, soutenant qu'il n'était pas l'auteur de ces paroles, le prévenu avait par la suite reconnu en garde à vue : _Je n'aurais pas dû réagir comme ça, ce n'est pas dans ma nature. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, c'est sorti tout seul_, a expliqué le jeune homme déjà condamné par le passé pour outrages.
(Position Google Maps de la tombe de Mohamed Merah)

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