9juin721

09/06/2012

Bataille de Toulouse du 9 juin 721 contre les sarrasins

Filed under: Histoire — 9juin721 @ 12:31

Racontée par le duc Eudes d’Aquitaine sous la plume de Gilbert Sincyr

Précédemment…

Couverture du livre : La Chaussée des martyrs, de Gilbert SincyrEt le mardi 9 juin 721, à la tête d’une puissante armée de 7000 hommes aguerris et décidés, je m’avançais vers Toulouse, en quittant Montauban dès l’aube afin de devancer les fortes chaleurs, et pour pouvoir déclencher les manoeuvres, alors que le jour était encore peu engagé. Et Essamh informé de mon arrivée, m’y attendait, assuré de sa supériorité en nombre et en forces. Il disposait d’environ 5000 fédayins, dont presque 1000 cavaliers, et c’était ces derniers qui m’inquiétaient le plus.

Leurs chevaux étaient très supérieurs aux nôtres, ils permettaient des manoeuvres d’une telle rapidité, que les Sarrasins enveloppaient leur adversaire comme un vol de passereaux, puis ayant portés leurs coups s’en écartaient tout aussi rapidement, pour attaquer ailleurs et revenir là-bas. Ainsi, ils affolaient l’ennemi et l’amenaient à se débander, sans plus savoir où était son adversaire. Nous, avec nos lourds chevaux, ça nous était impossible. Je savais tout cela et, en conséquence, j’avais préparé un plan audacieux, basé sur la ruse, et qui pouvait nous donner la victoire s’il était bien exécuté.

En premier lieu, il me fallait faire sortir Essamh de la circonvallation. Pour cela, j’avais envoyé 2 000 hommes entourer sa tranchée, et la submerger de jets et de flèches, acculant les Sarrasins entre nous et les remparts. Il fallait absolument qu’Essamh se persuade que c’était là toute mon armée, qui volait au secours de la ville. Pour se dégager de ces moustiques qui le piqueraient massivement, et fort de sa supériorité numérique, il ferait une sortie.

Alors nos hommes reculeraient mais sans se débander, entraînant à leur suite les Sarrasins sur la via Aquitania que l’émir voudrait garder dégagée, car elle était son couloir d’approvisionnement depuis Narbonne, et éventuellement sa seule voie de rapatriement. Là, arrivé au plateau saint-Agne, à deux lieues au Sud de Toulouse, les 5000 hommes que j’y aurais conduits par un large détour, sortiraient des bois et prendraient Essamh à revers. Et j’espérai bien que, essoufflés par leur course alors qu’ils étaient immobilisés depuis six mois dans leurs tranchées devant les remparts, les Maures seraient vite submergés par mon armée en pleine forme, avec moi à sa tête.

La suite vous la connaissez. Mon plan fonctionna à merveille, sous les clameurs des toulousains montés aux créneaux. Attiré vers mes 2000 hommes, comme des mouches par un flambeau, Essamh se précipita vers eux, et se mit à courir après nos forces, qui reculèrent petit à petit comme prévu, jusqu’au plateau saint-Agne. Soudain, de derrière les ramures, je fis gronder le roulement de nos tambours.

Et voilà que, malgré la chaleur étouffante sous nos heaumes, alors que nous étions en embuscade depuis plus de deux heures sans bouger, que nos chevaux étaient agacés par les mouches et les taons, et qu’à nos pieds des milliers de grillons jouaient à plein choeur, sans doute pour nous encourager à les venger de ces mangeurs de sauterelles, nous nous élançâmes sur les Sarrasins avec nos bannières bien hautes, en poussant hurlements et cris de guerre. La surprise fut totale, et l’engagement d’une violence inouïe. Jamais de ma vie je n’ai vu pareille rivière de sang.

Dans nos rangs mêmes, des centaines de blessés moururent écrasés sous les sabots des chevaux et les pieds des fantassins. Et les mares de sang dans lesquelles ils baignaient, ressemblaient aux larges flaques d’eau après un gros orage. Moi- même, blessé à l’épaule par une flèche qui y restait planté, je dus la casser pour pouvoir continuer à combattre. Puis ce fut un coup de lance qui me transperça la cuisse. Je criai, je frappai, les yeux aspergés du sang qui giclait des plaies que faisait mon épée.

Arrosé de tout ce sang, je devais avoir l’air d’un fou, mais une force invincible me poussait toujours et toujours en avant, entraînant derrière moi d’autres hommes qui eux aussi fendaient les boucliers, taillaient les gorges, crevaient les ventres, ouvraient les crânes, en une poussée irrésistible. Enfin, je ne sais quand, je sentis un flottement chez les Sarrasins, puis leurs trompettes sonnèrent le repli. Et l’armée sarrasine en déroute se jeta sur la via Aquitania, au bout de laquelle elle espérait le salut.

Blason de Ramonville-Saint Agne :
blason de ramonville-saint-agne. Le lion tenant une lance de sa patte dextre est celui de Raymond IV. Selon les interprétations, le croissant islamique en pointe rappelle la victoire d'Eudes ou la croisade de Raymond IV - Cliquer pour AGRANDIR
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Le lion tenant une lance de sa patte dextre est celui de Raymond IV. Selon les interprétations, le croissant islamique en pointe rappelle la victoire d’Eudes ou la croisade de Raymond IV.

Mais il n’était pas question de la laisser se débander, sans l’avoir écrasée entièrement. Et, avec Roger et Lantelmet en tête qui ne lâchaient rien, toutes nos forces restantes furent mises à accroître la débâcle des arabes. Il n’y eut pas de quartier, tous les blessés étaient achevés au fur et à mesure de notre progression, et nos cavaliers rattrapaient dans les champs les fuyards pour les sabrer. Tant que nous y vîmes clair, nous avons tué, poursuivant les Sarrasins survivants jusqu’au col de Naurouze.

Mohamed Merah est mort lors de l'assaut du Raid à Toulouse - EN DIRECT - Des policiers du Raid après l'assaut de l'appartement où s'était retranché Mohamed Merah, le 22 mars 2012 à Toulouse - LE POINT A 15H45 - Mohamed Merah est mort d'une balle dans la tête lors de l'assaut du Raid après avoir résisté pendant 32 heures dans son appartement de Toulouse. - Au total, cinq policiers ont été blessés depuis le début du siège. L'assaut final a été très violent. Trois cents cartouches ont été tirées. Le tueur est mort frappé par les balles des policiers en sautant du balcon de son appartement. La justice doit maintenant déterminer si le jeune islamiste radical qui a revendiqué les sept meurtres de Toulouse et Montauban a bénéficié de complicités. - Nicolas Sarkozy a annoncé dans la foulée des mesures pour réprimer _l'apologie du terrorisme_
(Position Google Maps de la tombe de Mohamed Merah)

Puis soudain ce fut le silence, le calme, alors nous avons regardé le ciel étoilé et nous nous sommes mis à prier pour le remercier. Et je me souviens que la tension étant tombée brutalement, je tombai moi aussi, et m’endormis d’un seul coup.

A suivre…

 

L’Appel du 9 juin

Évènement public · Par L’Oustal – la maison de l’Identité ToulousaineL'appel du 9 juin, journée de la fierté toulousaine

Samedi 9 juin 2012 – dès 16h

A L’OUSTAL, Toulouse – 36 allée de Barcelonne

« L’APPEL DU 9 JUIN »

Le samedi 9 juin 2012, l’OUSTAL, foyer Identitaire, ouvrira ses portes à partir de 15 heures afin de commémorer la bataille du 9 juin 721 et rendre hommage au duc Eudes d’Aquitaine qui écrasa les « Mohamed Merah«  aux portes de Toulouse.
Que ce soit au VIII° siècle, ou au début du XX° siècle, c’est un même esprit de résistance qui transcende Toulouse.

Ce 9 juin 2012, ce sera le grand rassemblement du Sud Ouest : Castres, Pau, Bayonne et Bordeaux ont ainsi répondu présent à l’invitation des toulousains.

Au programme ? Conférences sur les révoltes languedociennes, grillades, chants Occitans et rencontre avec les responsables et militants.

Parce que les valeurs de « Paratge e convivéncia » (partage et convivialité) doivent retrouver leur vraie place…

9 juin 721, souviens-toi ! Toulouse en première ligne

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2 commentaires »

  1. […] sans Charles à ses côtés cette fois, mit fin au siège de Toulouse lors de l’homérique bataille du mardi 9 juin 721, renvoyant à leurs houris les « migrants » d’alors sur le plateau de […]

    Ping par 25 octobre 732 : Bataille de Poitiers. Lettre postale ouverte à Ségolène, Vincent, Aurélie et Pierre | SITAmnesty — 25/10/2013 @ 03:29 | Réponse

  2. […] sans Charles à ses côtés cette fois, mit fin au siège de Toulouse lors de l’homérique bataille du mardi 9 juin 721, renvoyant à leurs houris les « migrants » d’alors sur le plateau de […]

    Ping par 25 octobre 732 : Bataille de Poitiers. Lettre postale ouverte à Ségolène, Vincent, Aurélie et Pierre | Francaisdefrance's Blog — 25/10/2013 @ 18:52 | Réponse


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